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du Lupus et
Syndrome des Antiphospholipides

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Le syndrome des antiphospholipides


Le nombre de personnes atteintes par le syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL) est très difficile à évaluer. Les différents recensements estiment à environ 1 personne sur 2400 pour un syndrome isolé et entre 1 sur 12 000 et 1 sur 8000 quand le syndrome est associé à un lupus. Comme pour le lupus, ce sont les femmes qui sont le plus souvent touchées par cette maladie, soit environ 5 fois plus que les hommes. Le syndrome des anticorps antiphospholipides est présent sur l'ensemble du globe et le syndrome associé à un lupus touche davantage les populations noires.

À l'instar du lupus, le syndrome des anticorps antiphospholipides est également une maladie auto-immune. Cela signifie que les défenses immunitaires ne s'attaquent plus uniquement aux éléments « extérieurs », mais se retournent contre les cellules de l'organisme. Il se produit alors des molécules de défense, les anticorps, mais dirigés contre le « soi », appelés les auto-anticorps. Dans le cadre du syndrome des anticorps antiphospholipides, ces auto-anticorps sont dirigés contre les phospholipides qui sont des constituants normaux des membranes de nos cellules. En interagissant avec les membranes de certaines de nos cellules, ces auto-anticorps vont activer les mécanismes normaux de la coagulation et entraîner l'apparition de caillots de sang (thromboses), aussi bien dans les veines, que les artères. Ces caillots de sang peuvent se former dans tous les vaisseaux de l'organisme : artères du cerveau, du rein, du coeur... ou veines des membres, du cou, du foie... En fonction du type et de l'endroit où le vaisseau est bouché, les symptômes seront donc différents.

Le syndrome des anticorps antiphospholipides peut être un syndrome isolé, il s'agira d'un SAPL primaire, ou d'un phénomène associé à une autre maladie auto-immune systémique, essentiellement le lupus, il s'agira alors d'une SAPL secondaire. Chez la femme enceinte, ces anticorps peuvent obstruer les vaisseaux du placenta, et diminuer les échanges entre la mère et son enfant. Ce type de réaction peut provoquer une fausse-couche.


Commentaire
Les anticorps antiphospholipides sont difficiles à faire disparaître, toutefois, il est assez simple de lutter contre leurs effets, en donnant des médicaments anticoagulants comme l'héparine ou l'antivitamine K. Ces médicaments, quand ils sont bien pris, mettent souvent le patient à l'abri des rechutes. Il est important de savoir qu'on peut avoir des anticorps antiphospholipides, sans qu'ils augmentent pour autant le risque de caillots sanguins. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de donner des anticoagulants. Certains médecins proposent parfois des petites doses d'aspirine.

 

 

 


Mise en ligne le 27/07/09